Glissades

Depuis une semaine il neige. Aller au bureau avec la Jaguar (25km) c’est confortable, douillet, mais cela prend un temps interminable (environ deux heures). Devant la vague de froid j’avais remisé la BMW, hier j’ai décidé de la reprendre, je suis donc rentré du bureau en moto et ce matin j’y suis allé en moto.
Tout s’est bien passé sauf qu’hier soir je me suis étalé.. à l’arrêt devant la maison. J’étais en train de descendre de la BM lorsque mon pied droit à glissé sur la ,neige glacée, puis la moto s’est penchée.. et je n’ai pas pu la retenir. Je l’ai donc accompagnée doucement pour éviter de casser quelque chose.
Retenir la descente est une chose, la relever, avec les deux pieds dans la neige c’est une autre paire de manche. Ce flat pèse un âne mort dans ces conditions. J’ose à peine imaginer ce que doit être de relever une GS…

Heureusement, il n’y a eu aucun dégât.
Ce matin , je suis allé bosser sur des œufs. Si la neige fond, ou est dégagée à Paris, dans les Yvelines, c’est la campagne, avec les avantages de la campagne (tranquillité).. et les inconvénients de la campagne (dégagement ? quel dégagement ?.)

Sur Pantalon de chez Louis.de

Cette reprise de la moto m’a permis de tester mon équipement dans des conditions un brin extrêmes (il faut un froid polaire).
Le sur-pantalon et les bottes sont parfaits. La veste Franck Thomas que j’ai récemment achetée chez Club 14 est idéale, étanche, chaude (la température reste bien à l’intérieur). En revanche côté gants ça n’est pas ça. J’ai l’extrémité des doigts gelée.

J’ai du calculer mon itinéraire en fonction.. des descentes. Je n’ai pas osé prendre la montée de la Jonchère de peur qu’elle ne soit pas complètement dégagée (et une glissade aurait été impossible à rattraper, ça descend trop). J’ai donc pris le périph puis l’A1.

Ce n’était pas idéal, mais c’est passé plutôt bien (mais clairement, rouler avec des pneus froids c’est pas top, même sur les parties juste humides, sans verglas, je sentais la moto louvoyer légèrement, et pour faire bouger un flat il en faut beaucoup).

Ce qui m’a étonné dans ces conditions, c’est le comportement des quelques scooters que j’ai croisés. S’il y a une chose qu’il est difficile de dire des motards, c’est que ce sont des adorateurs de la limitation de vitesse. Corolaire, lorsque les motos roulent à 80, ça veut dire qu’on ne peut pas raisonnablement aller plus vite. Eh bien tout le long du périph j’ai croisé (ou plutôt été croisé par) des scooters qui doublaient les motos, manifestement sans se demander s’ils ne prenaient pas de risques exagérés.
Après on va s’étonner qu’on les ramasse à l’éponge… enfin bon.

300kms avec la R850R

Le week end dernier, comme d’habitude j’emmène mon fils à la gare pour qu’il prenne le train qui el ramène chez sa mère et.. on le rate de deux minutes.
Le temps est honnêtement beau, pas trop frais, je me retourne vers lui « je te ramène en moto ça te va ? » Un acquiescement plus tard nous voilà partis pour les 150 kms qui nous séparent du Perche (une fort jolie région).
Le verdict est le même que sur mes 50 kms quotidiens : la tenue de route est au petit poil, le confort plutôt bien, mais se dégrade, quant à la vitesse de pointe elle est trop juste.
Explication : la tenue de route, ça, pas besoin d’explication. Sur route, la R850 a exactement le comportement que je lui connais le matin pour aller au boulot, c’est-à-dire, ultra stable, précise, sans surprise, que du bonheur. Le confort en revanche, s’il est impérial aux vitesses urbaines, se dégrade un peu sur route à cause du moteur. Ce moteur est trop juste en duo (pourtant mon fils n’est pas très épais) ce qui oblige de temps à autres à des relances qui nuisent au confort. Il n’a pas le velouté d’un vrai gros moulin quoi.
La vitesse de pointe c’est en rentrant un brin vite que j’ai regretté qu’elle soit aussi basse. A l’aller nous avons roulé en dessous des vitesses légales (je tiens à mon rejeton) et là, pas de problème.
Bonne surprise, la conso qui est de 6,5 litres dans mes trajets péri-urbains est tombée à un litre de moins. Sur route l’autonomie doit dépasser les 300 km.

La R850R quelques kilomètres plus tard…

Après quelques centaines de kilomètres supplémentaires, je suis enchanté et assez surpris par cette petite moto.
Pas enchanté par son moulin qui est assez extra-terrestre, on dirait tout le temps qu’il va agoniser tellement la sensation de traction sur les bras est absente, mais qui en revanche avance toujours et très bien quel que soit le profil de la route même si ça grimpe (et pour rentrer chez moi j’ai une côte très raide dans laquelle je m’amuse comme un gosse a dépasser les autres motos).

Au final, contrairement à mon impression initiale elle est capable de rouler plutôt vite, et cette sensation est amplifiée par l’extrême homogénéité de ses performances. Elle doit plafonner vers les 160/170 mais de 0 à 120 c’est pareil, totalement linéaire, sans aucun trou, on tourne ça avance sans aucun souci, sans broncher. La classe.

Ce qui m’enchante c’est la partie cycle. Une fois qu’on s’y est fait (ce qui demande un peu de temps pour assimiler le mode d’emploi) cette moto tient par terre d’une façon assez étonnante. A priori entre les perfs modérées et cette partie cycle étonnante, il doit être difficile de se mettre en vrac (ou alors ce sera de ma faute, une idée qui me contrarie le nombril).

Y a qu’un truc auquel je ne me suis toujours pas fait, ce sont les comodos.

D’ailleurs en enquêtant j’ai retrouvé comment cela s’est passé : les ingénieurs qui ont bossé sur cette moto ont repris le concept de la moto à la base, en faisant table rase de l’acquis. Ils ont tout redéfini en mieux que ce qui existait et à la fin, hyper heureux (à juste titre) du résultat, il sont allés se bourrer le gueule.
Ensuite, en retournant au bureau d’études, y avait un mot du marketing, qui disait (je résume) « on est à la bourre sur le plan de marche les gars, il en est ou ce proto, les usines attendent !! ». Subitement l’un d’entre eux s’est écrié « Merdum !! on a oublié les commandes !! » et là comme les délais de développement étaient échus, ils ont vite fait scotché ce qui leur tombait sous la main sur le guidon pour pas se faire engueuler par les services commerciaux.. problème, le proto est parti tel quel à l’usine.