300kms avec la R850R

Le week end dernier, comme d’habitude j’emmène mon fils à la gare pour qu’il prenne le train qui el ramène chez sa mère et.. on le rate de deux minutes.
Le temps est honnêtement beau, pas trop frais, je me retourne vers lui « je te ramène en moto ça te va ? » Un acquiescement plus tard nous voilà partis pour les 150 kms qui nous séparent du Perche (une fort jolie région).
Le verdict est le même que sur mes 50 kms quotidiens : la tenue de route est au petit poil, le confort plutôt bien, mais se dégrade, quant à la vitesse de pointe elle est trop juste.
Explication : la tenue de route, ça, pas besoin d’explication. Sur route, la R850 a exactement le comportement que je lui connais le matin pour aller au boulot, c’est-à-dire, ultra stable, précise, sans surprise, que du bonheur. Le confort en revanche, s’il est impérial aux vitesses urbaines, se dégrade un peu sur route à cause du moteur. Ce moteur est trop juste en duo (pourtant mon fils n’est pas très épais) ce qui oblige de temps à autres à des relances qui nuisent au confort. Il n’a pas le velouté d’un vrai gros moulin quoi.
La vitesse de pointe c’est en rentrant un brin vite que j’ai regretté qu’elle soit aussi basse. A l’aller nous avons roulé en dessous des vitesses légales (je tiens à mon rejeton) et là, pas de problème.
Bonne surprise, la conso qui est de 6,5 litres dans mes trajets péri-urbains est tombée à un litre de moins. Sur route l’autonomie doit dépasser les 300 km.

La R850R quelques kilomètres plus tard…

Après quelques centaines de kilomètres supplémentaires, je suis enchanté et assez surpris par cette petite moto.
Pas enchanté par son moulin qui est assez extra-terrestre, on dirait tout le temps qu’il va agoniser tellement la sensation de traction sur les bras est absente, mais qui en revanche avance toujours et très bien quel que soit le profil de la route même si ça grimpe (et pour rentrer chez moi j’ai une côte très raide dans laquelle je m’amuse comme un gosse a dépasser les autres motos).

Au final, contrairement à mon impression initiale elle est capable de rouler plutôt vite, et cette sensation est amplifiée par l’extrême homogénéité de ses performances. Elle doit plafonner vers les 160/170 mais de 0 à 120 c’est pareil, totalement linéaire, sans aucun trou, on tourne ça avance sans aucun souci, sans broncher. La classe.

Ce qui m’enchante c’est la partie cycle. Une fois qu’on s’y est fait (ce qui demande un peu de temps pour assimiler le mode d’emploi) cette moto tient par terre d’une façon assez étonnante. A priori entre les perfs modérées et cette partie cycle étonnante, il doit être difficile de se mettre en vrac (ou alors ce sera de ma faute, une idée qui me contrarie le nombril).

Y a qu’un truc auquel je ne me suis toujours pas fait, ce sont les comodos.

D’ailleurs en enquêtant j’ai retrouvé comment cela s’est passé : les ingénieurs qui ont bossé sur cette moto ont repris le concept de la moto à la base, en faisant table rase de l’acquis. Ils ont tout redéfini en mieux que ce qui existait et à la fin, hyper heureux (à juste titre) du résultat, il sont allés se bourrer le gueule.
Ensuite, en retournant au bureau d’études, y avait un mot du marketing, qui disait (je résume) « on est à la bourre sur le plan de marche les gars, il en est ou ce proto, les usines attendent !! ». Subitement l’un d’entre eux s’est écrié « Merdum !! on a oublié les commandes !! » et là comme les délais de développement étaient échus, ils ont vite fait scotché ce qui leur tombait sous la main sur le guidon pour pas se faire engueuler par les services commerciaux.. problème, le proto est parti tel quel à l’usine.

Premier voyage

Hier soir aller-retour en Normandie pour rapatrier le fiston (enchanté).
Première impression, la sensation de confort et de calme est impressionnante, c’est la même impression que celle qui m’avait surpris lorsque je l’ai ramenée à la maison. Je n’ai pas l’habitude de pouvoir discuter en écoutant la radio à 130 sans avoir besoin de hurler. Le niveau sonore est très bas.
Côté puissance cette auto peut se transformer en piège à permis. Non pas que ce soit une auto de sport, loin, très loin de là, mais elle est extrêmement puissante et ne peine jamais.
Ceci étant elle fait deux tonnes ce qui lors des déclarations est assez sensible. On est très loin de la petite Honda, cette Jaguar a une inertie très sensible, 2 tonnes lancées à 130 ça continue, ça continue…
La tenue de route est très bonne, mais le roulis très sensible (ce n’est pas une auto rigide du tout). Le freinage est très bon. Du fait du poids, il ne faut pas hésiter à appuyer, mais il est puissant et progressif.
Sur le plan moins enthousiaste, les rangements sont à la fois très pratiques et très petits.
Pratique le rangement à gauche du volant, impeccable pour le téléphone, pratique aussi la très grande boite à gants entre les deux sièges. Très petite la boîte à gants habituelle, vraiment minuscule. Un détail amusant, la console de toit comporte un rangement pour placer des lunettes.
La gestion de la température interne est remarquable, c’est la première fois depuis vraiment longtemps que je roule fenêtres fermées.