300kms avec la R850R

Le week end dernier, comme d’habitude j’emmène mon fils à la gare pour qu’il prenne le train qui el ramène chez sa mère et.. on le rate de deux minutes.
Le temps est honnêtement beau, pas trop frais, je me retourne vers lui « je te ramène en moto ça te va ? » Un acquiescement plus tard nous voilà partis pour les 150 kms qui nous séparent du Perche (une fort jolie région).
Le verdict est le même que sur mes 50 kms quotidiens : la tenue de route est au petit poil, le confort plutôt bien, mais se dégrade, quant à la vitesse de pointe elle est trop juste.
Explication : la tenue de route, ça, pas besoin d’explication. Sur route, la R850 a exactement le comportement que je lui connais le matin pour aller au boulot, c’est-à-dire, ultra stable, précise, sans surprise, que du bonheur. Le confort en revanche, s’il est impérial aux vitesses urbaines, se dégrade un peu sur route à cause du moteur. Ce moteur est trop juste en duo (pourtant mon fils n’est pas très épais) ce qui oblige de temps à autres à des relances qui nuisent au confort. Il n’a pas le velouté d’un vrai gros moulin quoi.
La vitesse de pointe c’est en rentrant un brin vite que j’ai regretté qu’elle soit aussi basse. A l’aller nous avons roulé en dessous des vitesses légales (je tiens à mon rejeton) et là, pas de problème.
Bonne surprise, la conso qui est de 6,5 litres dans mes trajets péri-urbains est tombée à un litre de moins. Sur route l’autonomie doit dépasser les 300 km.

Féline Jag VS Félone Civic

Il y a quinze jours ou trois semaines, je ne me souviens plus, je saute dans la Civic pour aller faire une course, le tableau de bord s’allume puis s’éteint subitement, plus rien…
Avec un sourire faussement désolé, je me dirige vers la Jaguar, et depuis je roule tous les jours avec.
Ce matin, pris d’un soudain accès de bonne foi, je remonte dans la Civic, rien, pas la moindre goutte d’électricité, je lève le capot, par acquit de conscience et sans grande conviction je resserre les cosses de la batterie, l’une d ‘entre elles était desserrée. À peine lui avais-je administré le demi-tour qui lui manquait, que l’autoradio se met a hurler.
Je fonce à l’intérieur pour couper ce vacarme avant que les voisins ne sortent les gros calibres, j’essaie de donner un tour de clé.. cette traîtresse démarre.
Du coup, mon alibi part en fumée….
Dommage. Je m’étais fait à la Jaguar au quotidien. C’est d’ailleurs un des vrais défauts de cette auto, on s’y habitue très vite.
Le retour à la Civic est étonnant, alors « qu’avant » je la trouvais assez logeable eu égard à sa petite taille, ce matin je me suis senti comme dans un kart.
Ces deux ou trois semaines avec la Jaguar ont fini de confirmer mes impressions partielles. C’est une auto fantastique, elle s’accommode bien de tous les usages, routier bien sûr, mais également urbain ou elle est étonnamment maniable pour un engin de ce gabarit.
Sur route, les suspensions sont un peu molles et à des vitesses fort peu légales elle semble flotter un brin. JJR me l’avait dit, il faudra que j’envisage un changement d’amortisseurs.

L’autre confirmation, c’est la consommation.
De 9/11 litres sur route elle passe à 17 en ville. Outre les implications budgétaires, le plus étonnant ce sont les variations d’autonomie. Sur route/autoroute, un plein autorise 5/600 km, en ville on tombe à à peine 300….
La moyenne s’établi à 14 litres, ce que confirme ce que j’ai pu lire sur SprintMonitor, un site pas mal qui permet d’enregistrer ses pleins et kilométrages pour avoir une sorte de tableau de bord, lequel peut être comparé aux résultats d’autres utilisateurs. Excellente idée que ce site allemand.
Le chiffre dans la colonne de droite tout en bas est fourni directement par le site.

Jaguar et biocarburants

Une réflexion inspirée par un message sur le forum Sovejag qui pose la question de l’éventuelle conversion d‘une Jaguar pour les biocarburants.

À une époque, cherchant un véhicule pas cher plus ou moins utilitaire (pour transporter des vélos) et ne m’imaginant pas vraiment avec un monospace ou assimilé, je m’étais intéressé aux Jeep (Cherokee /Grand Cherokee) qui partagent avec les Jaguar deux choses :
– Le fait que les vieilles sont assez faciles à trouver en occasion à des tarifs abordables car elles effraient le chaland (les mêmes question sur leur état se posent d’ailleurs)
– Le fait qu’elles ont comme les Jaguar des gros moteurs (un 6 en ligne de 4 litres et un V8 de 5,2 litres)

Du fait de leur aérodynamique d’armoire normande leur conso dépasse allègrement le déraisonnable et donc la communauté (assez vivante) des utilisateurs de Jeep s’est beaucoup posé la question des carburants alternatifs (les Jeep roulent souvent au gaz) et notamment du biocarburant.
En effet leur conso parfois hallucinante (un V8 fait facile 20/25 litres) pose des problèmes avec le gaz, car si en théorie il s’agit d’une bi-carburation gaz/essence, en pratique pour installer le réservoir de gaz il faut remplacer le réservoir d’essence par un plus petit ce qui, (dans les options les plus favorables) donne des trucs genre 80L de gaz (dont 65/70 réellement utilisables) et une trentaine d’essence.
Conséquence lorsqu’on va dans un endroit où le gaz est mal distribué l’autonomie devient un problème.

Logiquement les utilisateurs de Jeep se sont penché sur la question du biocarburant (lorsqu’on pompe 25 litres, du jaja à moins d’un euro ça intéresse forcément) qui présente les avantages du gaz (coût plus faible) et ceux de l’essence (relativement bien distribué la tendance ne pouvant que s’améliorer, pas de problème avec les parkings souterrains, pas de coût d’installation décourageant….).

Ce long préambule pour dire que de la doc sur les biocarburants on en trouve dans les forums Jeep notamment
http://www.jeepmania.com/Forum/viewtopic.php?t=17781

http://www.jeepmania.com/Forum/viewtopic.php?t=19043

Il faut s’inscrire pour lire les messages, mais ça vaut vraiment le coup, ça permet de comprendre comment ça marche.

Les kits de « conversion » flexfuel jouent en fait sur l’injection L’ethanol a un pouvoir calorifique inférieur à celui de l’essence, il faut un débit environ 30% supérieur pour fonctionner de façon équivalente, et donc injecter 30% de carburant en plus lors de l’utilisation d’ethanol. Pour cela les kits de conversion augmentent le durée du temps d’injection (on peut également augmenter le débit des injecteurs).

Au chapitre des problèmes potentiels, il y a entre autres la destruction de la pompe à essence et de divers conduits, le e85 étant assez corrosif.

On ne peut guère prendre les moteurs américains comme exemple parce que pour des raisons géographiques (le Mexique proche, roule au bioéthanol) ils sont souvent prévus, au moins partiellement, pour fonctionner avec du e85 (les dernières Jeep le peuvent presque directement)

La liste des moteurs américains pouvant rouler directement au e85 est là

http://www.e85fuel.com/e85101/flexfuelvehicles.php

Un doigt de maths

Je fréquente quelques sites américains (comme l’excellente liste jag-lovers) or ces vaillants anglo-saxons comptent l’essence en gallons. Histoire de compliquer un brin l’affaire, les anglais n’ont pas le même gallon que les américains.

J’ai retrouvé la formule chez Wikipedia http://en.wikipedia.org/wiki/Fuel_efficiency

La formule pour convertir des litres au 100 km bien de chez nous en miles par gallon US (3,785 litres) il faut diviser 235,2 par x ou x est le nombre de litres aux 100.
Pour des Impérial gallon anglais (4,546 litres) la formule est 282,5 divisé par x.

Par exemple 10 litres aux 100 km représentent 235,2/10 = 23,5 mpg pour un américain et 282,5/10 = 28,2 mpg pour un anglais.

La formule marche dans les deux sens, un américain consommant 23,5 mpg a une consommation de 235,2/23,5 = 10 litres aux 100 km.

Week end à Amsterdam

Amsterdam

Balade à Amsterdam

Ce week end, petite balade à Amsterdam avec la XJ6, histoire de voir ce qu’elle donne vraiment sur les longues distances et de profiter de son luxe supposé.

Dans les deux cas elle s’en est tiré très largement au-delà de ce que j’en espérais.

Pour ce qui est de l’autoroute, la XJ6 est vraiment une grande routière. C’est une auto étonnante, une sorte de bateau qui file sur l’asphalte à des vitesses surprenantes dans un calme absolu. Le gros moulin n’est pas un grand nerveux mais il a un coffre incroyable.

La XJ6 est rapide certes, mais ce qu’elle a de plus surprenant c’est sa capacité d’accélération sans fin.
A 150 elle est capable de réagir exactement comme si on roulait à 70, une légère accélération et elle bondit en avant, c’est à la fois impressionnant , sécurisant et amusant.
C’est paradoxal parce que d’un autre côté elle est très loin d’être une auto sportive, elle est longue, large, lourde, la suspension est ultra souple,la direction très assistée, bref ce n’est pas une sportive.
Ce n’est pas une sportive mais son énorme moulin lui permet de se mouvoir avec une souplesse, une puissance et une vélocité qui m’ont beaucoup impressionné.
Par certains côtés, ce comportement me fait penser (toutes proportions gardées) à la Yamaha XJR que nous avons eu. Elle avait le même comportement de gros moteur linéaire que rien ne semble atteindre, capable de réagir quelles que soient les conditions, sans effort, sans nervosité mais avec force.
Le comportement de ce gros moteur (6 cylindres 4 litres..) est tout à fait fascinant. Ce n’est pas la vitesse qui est impressionnante, mais la façon d’y parvenir.
Si la XJ peut rouler tranquillement à 140/150, ça n’a rien d’extraordinaire, toutes les voitures modernes peuvent rouleur à cette vitesse. J’ignore quelle est la vitesse maxi de la Jaguar, mais de toutes façons rouler à fond n’a pas grand intérêt avec ce type de voiture, sans compter qu’un freinage d’urgence à 200 avec cette automobile de 2 tonnes, doit matraquer sérieusement les trains roulants.
Ce qui est étonnant c’est qu’à 140 le moteur est à 3000 tours, la zone rouge commençant à 5500. C’est-à-dire qu’à 140 elle est à mi-régime, on n’entend pas le moteur et il peut accélérer sans aucun effort, ce qui contribue beaucoup à la sensation de sécurité.
Rolls Royce a l’habitude de dire que le puissance de ses automobiles est « suffisante », je comprends maintenant ce qu’ils voulaient dire. Les 245 Cv de la XJ6 ne sont pas destinés à jouer les sous-fangio sur les départementales, mais à lui procurer en toute circonstance un confort de conduite impressionnant.

Amsterdam

Arrêt essence, bonne surprise la conso n’est « que » de 11/12 litres

Autre point qui m’a (agréablement surpris) j’avais budgété tourner dans les 15 litres voire un poil plus, en fait en cruisant aux alentours de 140 elle en est à 11 litres, ce qui vu son gabarit et ses performances est extrêmement correct. C’est une excellente nouvelle.

Pour ce qui est du luxe, alors là c’est la totale. Non seulement elle est d’un confort inconnu pour moi mais en outre elle regorge de petites astuces parfois simples mais qui rendent la vie à bord extrêmement agréable. La température se règle au degré près, lorsqu’on roule de nuit en lieu et place de l’habituel éclairage avant qui aveugle le conducteur elle des petites lampes individuelles du genre de ce qu’on trouve dans les avions qui permettent au passager avant de lire avec la lumière sans gêner le moins du monde le conducteur (pourquoi ne trouve t on pas ça sur toutes les voitures ??).

Autre point amusant celui-ci, les réactions des autres conducteurs, ont été comme cela avait été le cas en ville empreintes de respect patient.

Les grosses Audi qui me collent au train dans un festival de son (klaxon) et lumière (appels de phares) lorsque je suis avec la Civic, attendent gentiment derrière.

Au chapitre négatif, elle tire très légèrement à droite il faudra que je fasse regarder ça, et la suspension est vraiment très souple, ce qui a très haute vitesse me gêne un peu, il faudra que je fasse regarder les amortisseurs.
Enfin je n’arrive pas à faire le plein, le pistolet des stations déclenche presque immédiatement et il faut que je procède avec un flux très faible, ce qui rend la manip interminable.

Au final, le bilan est totalement positif, très au-delà de ce que j’espérais.