Les sorties du mois en XJ

Deux longues sorties avec la XJ ces derniers temps.

Tout d’abord un aller-retour Paris–Cologne avec les enfants.


C’était la première fois que nous voyagions à 4 et l’auto s’est merveilleusement comportées. Entre l’espace et le silence, elle s’est transformée en dortoir roulant et/ou salle de jeux pendant la majeure partie du trajet.

Lorsque je parle d’espace c’est en considérant la jeunesse de nos mômes parce que eu égard au gabarit extérieur de l’auto, les places arrières ne sont pas spécialement généreuses en longueur (pour les jambes quoi). En revanche, côté largeur là.. il y a vraiment tout ce qu’il faut voire plus.
Il a neigé en traversant la Belgique, puis le jour du départ. J’avais quelques appréhensions vu que la Jaguar était équipée de pneus Michelin de route. Avec ses deux tonnes, si elle s’était mise à glisser ça aurait pu être folklorique. Rien de tout ça, elle a traversé les intempéries avec une « souveraine » indifférence.

Cette semaine, aller-retour Paris Poitiers pour le boulot. Là c’était plus simple, mais décidément sur les longs parcours elle est impériale.
Jolie rencontre à Poitiers avec l’Ampelidae C un vin blanc local, curieux, mais formidable.
Deux restau sympa à Poitiers (qui par ailleurs est une ville assez triste) : Vingélique et La Gazette.

Réglage de la hauteur de selle

Parfois il y a des choses qui sont tellement bien fichues qu’on se dit que ça touche au génie, souvent il s’agit en fait de trucs très simples. Le réglage de la hauteur de la selle de la R850R tombe exactement dans ce cadre.
La moto n’a pas vraiment de selle « biplace » comme sur les autres motos. Elle a en fait deux selles. Le passager est assis sur une demi selle assez classique et le passager lui, sur une selle de type équestre, qui est un siège plus qu’une selle au sens habituel. De fait, si la position est imposée (il n’est pas possible de se déplacer sur ce siège), l’assise est très confortable.
Mieux encore, le siège pilote est réglable en hauteur, et ce, sure trois positions à l’aide d’un système qui, comme je le disais en commençant, est tellement bien fichu qu’il touche au génie.

D’un coup de clé on enlève la selle pilote. Cela donne accès à quelques éléments comme la batterie ou le filtre à air.

Clipsé sous la selle se trouve un petit outil, un brin caché qu’il faut chercher un peu la première fois

La selle repose sur une petite barre transversale qui peut être vissée (à l’aide de l’outil) à trois hauteurs différentes.

Régler le tout prend 5 minutes au maximum : un coup de clé, ôter la selle, déclipser l’outil, devisser les deux vis qui tiennent la barre, la repositionner plus haut ou plus bas, revisser les deux vis, replacer l’outil sous la selle puis la selle sur la moto.

Bien entendu je l’ai réglée sur la hauteur maximale.

La R850R premier bilan

Un mois et demi et 2000kms plus tard.

Comme j’ai écrit plein de choses qui peuvent sembler négatives dans mon message sur ma première impression, voici la suite.

Tout ce que j’avais écrit au départ sur ma R850R reste d’actualité, ce qui l’est nettement moins c’est le jugement que je porte sur cette moto.

La R850R est une petite moto épatante, assez enthousiasmante et qui colle parfaitement à mes besoins/envies actuels.

Bon « mes » besoins/envies, sont ceux d’un type qui frise dangereusement les 50 balais, avec blonde, mômes, responsabilités professionnelles, facultés de cicatrisation fortement diminuées etc….

J’ai la nette impression que ma BM (et sans doute les autres à en juger par leur tarifs) est conçues pour les gens comme moi.

Ca n’est clairement pas une moto de d’jeuns, en revanche c’est une pétoire impeccable pour un motard qui a de l’expérience, que le grisonnage talonne, qui n’a pas pour autant envie d’arrêter la moto, qui s’est dans sa jeunesse arsouillé comme un goret, qui a coché depuis longtemps la case « adrénaline : fait », qui n’a pour autant aucune envie de ranger le casque, et qui cherche une machine avec un niveau de sécurité tant passive qu’active élevé, sans pour autant renoncer complètement à un petit plaisir de temps à autre.

Dans ce rôle la R850R est parfaite.

Le moteur est d’un ennui absolu, son seul avantage est d’être relativement souple, surtout pour un twin.

En revanche la partie cycle est une pure merveille. Même en brutalisant un brin la machine, le cadre reste absolument imperturbable, tout comme le confort (l’arsouille au roadster serait sans doute un truc assez joussif avec un moulin plus démonstratif).

Bref, ce que le moteur ne fait pas, la partie cycle le fait les doigts dans le nez et paradoxalement, la conséquence est que si la moto n’est pas un avion sur le papier, en pratique on peut rouler assez vite avec. La qualité de la partie cycle fait que par exemple les passages en courbes sont plus rapides (enfin dans mon cas) qu’avec une machine nettement plus puissante.

Le freinage est au petit poil (une fois assimilé le comportement de l’avant qui ne plonge pas.. la première fois ça fait drôle), le contre de gravité très bas permet de la balancer d’un léger coup de cul, l’éclairage est top et j’arrive même petit à petit à me faire aux comodos (tout en restant persuadé que l’on devrait pendre le gars qui les a conçu , non sans l’avoir préalablement ébouillanté juste après avoir, avec soin, extrait ses viscères à l’aide d’une petite cuillère rouillée).

J’ai cherché pendant quelques temps d’où provenait cette impression étrange et paradoxale que j’éprouvais sur la R850R et je crois que j’ai trouvé. D’ordinaire (c’est la règle chez les nippons) on a le choix entre une partie cycle d’entrée de gamme et un petit moteur, ou une partie cycle haut de gamme et un gros moteur.

La R850R c’est une partie cycle superlative avec un moulin qui côté perfs doit se situer dans la zones des twins 500 japonais, ou de machine comme la Seven Fifty de Honda.

La différence c’est que s’il faut hausser le ton et surtout s’il y a du virolet à l’horizon, la R850 doit pouvoir sans aucun souci pourrir la susnommée SevenFifty grâce à sa partie cycle parfaite. Il est fort probable que lorsque le pilote de la nippone sera à l’agonie entrain d‘essayer de contenir ses guidonnages, le pilote de la BM sera entrain de se demander comment bailler avec discrétion.

Bon tout ça c’est en solo.

En duo les choses se gâtent. Si en solo la partie cycle arrive sans problème à masquer l’anémie du moulin, en duo, comme le dit le philosophe : « y a pas d’secret ma bonne dame, faut de la patate. » et le 850 côté patate.. euh comment dire.. les mots me manquent.

Bon, pour des petits trajets ça va à peu près, mais envisager de l’autoroute à deux avec la 850 demande un sens de l’humour hors du commun. A 140 la capacité d’accélération est à peu près nulle, pour gagner 20 bornes de mieux il faut demander 3 jours de RTT ce qui n’est pas toujours jouable.

L’autre point noir c’est le bruit de 2CV.. oops pardon de GS, qui a étonné même ma blonde , pourtant peu passionnée par la mécanique.
Un jour en ôtant son casque, cette traitresse me lâcha : « elle est super confortable cette BM, j’adore, mais le bruit il est bizarre, la Triumph elle était tape cul mais quand même ce vroom c’était plus viril. »

Je me demande si Dieu n’a pas créé la femme pour punir le BMiste de rouler le cul dans la soie….

Aspect non négligeable, la conso est très modérée.. un poil plus de 6 litres.

Il avait.. et des bottes de moto

En même temps que le casque j’ai commandé chez Louis.de des bottes Probiker Street II (je crois que Probiker est la marque de Louis.de)
j’en avais une vieille paire et je viens d’en acheter une paire neuve en promo (49 euros).
Pour un usage urbain/péri urbain c’est très bien, confortable, chaud mais pas trop, raisonnablement étanche (je n’ai jamais pris l’eau avec mais je n’ai jamais non plus roulé de longues heures sous la pluie avec).

Elles sont confortables donc, légères, suffisamment larges pour laisser ranger le bas de pantalon et suffisamment pas trop larges pour glisser par dessus la combine de pluie.
 

Et au final, au bureau, une fois que j’ai enlevé ma tenue d’égoutier (dixit mes fourbes de collègues.. il est vrai qu’avec les bottes et la combinaison de pluie, lorsque j’arrive…) derrière moi, ça donne ça

Les valises de la BM sont vraiment très bien, elle me permettent de transporter avec moi une paire de chaussure de ville et de ne pas devoir travailler déguisé en cosmonaute.

La tête dans la ouate… les oreilles en enfer

Dans le cadre du renouvellement de l’équipement, j’ai remplacé mon vieux casque Nolan N81 par un Schuberth S1.
Schuberth est une marque allemande qui fait des casques haut de gamme et Louis.de, un VPCiste allemand, en avait un en promo (parce que le S1 est remplacé par le S1 Pro)… donc Schuberth S1.

J’ai eu l’excellente intuition d’essayer un Schuberth chez Référence lorsque je suis allé prendre rendez-vous pour la BM et grand bien m’en a pris, car les tailles Schuberth sont différentes de celles de Nolan.. et incidemment de celles de tous les autres fabricants des choses qui se portent sur la tête.
Normalement, qu’il s’agisse de casque ou de chapeau, je fais du 60. Chez Schuberth cela correspond à 62-63.
Le S1 est arrivé par poste ce midi, sorti du bureau de poste, je troque donc le Nolan pour le Schuberth. Enfilage.. et… damned, comment est-ce qu’on passe les oreilles dans cet engin ???

Normalement un casque, même un intégral est ouvert vers le bas, on l’enfile sur la tête et tout va bien.
Pas le Schuberth.
Les mousses enserrent le cou de telle façon que pas un filet d’air ne passe, conséquence on enfile la tête dans un trou.. plus petit que la tête.
Si on a des oreilles normales, tout doit se passer bien, si (hélas c’est mon cas) on a des oreilles décollées.. ça se gâte.. beaucoup.

Depuis Barak Obama je croyais les oreilles décollées à la mode..manifestement chez Schuberth on vote Hillary Clinton.
Une fois enfilé, deux choses surprennent avec ce casque. La première c’est le son, la seconde c’est la visière et plus largement la visibilité.
Le son est étrange. Schuberth fait des casques réputés pour être « silencieux », en pratique le son est totalement étouffé. Même si je me parle dans le casque, je m’entends à peine.
Au départ c’est extrêmement déroutant à tel point que j’ai roulé la visière ouverte (cela dit je roule toujours la visière ouverte, j’ai besoin de « sentir » l’espace dans lequel je me déplace).

Et puis pour voir ce que cela faisait en fermant tout, j’ai abaissé la visière et là.. surprise.. la visibilité est spectaculaire. Depuis je roule visière baissée pour la première fois en plus de 30 ans de moto.

Le S1 est relativement volumineux et laisse vers l’avant un espace nettement plus important que le Nolan. Avec le Nolan, si je tendais les lèvres je touchais le bord avant du casque, avec le Schuberth, la bouche est entièrement dégagée, ce qui est pratique pour parler (à condition que l’interlocuteur ne réponde pas, car si la bouche est dégagée, les oreilles, elles, sont enfermées dans un cocon anti-bruit qui fait qu’on entendra pas la réponse).

Une fois accoutumé aux spécificités de ce casque, il faut reconnaître que son confort est assez extraordinaire, j’ai la sensation d‘avoir la tête dans un chausson.
Bref il faudra voir au fil du temps (surtout voir ses mes oreilles s’habituent) mais ce casque m’a l’air très bien.

Ah si, un truc, je ne sais pas si c’est lié à sa taille mais l’aérodynamisme du S1 a l’air un poil moins bon que celui du Nolan. Avec le Nolan je ne me souviens pas avoir jamais eu la tête qui bouge, même en roulant vite sur la Triumph ou la XJR qui en matière de protection ne sont pas des merveilles.
Avec la BMW sur laquelle je roule bien moins vite qu’avec les deux motos suscitées, il m’est arrivé de sentir quelques légers (bon, ok, très légers) mouvements de la tête.

Bon maintenant que j’en ai dit du bien passons aux choses qui fâchent.
Au chapitre des choses pas terrible il y a la jugulaire, mal placée mal dimensionnée et vraiment peu confortable.
L’autre point, d’interrogation celui-là, c’est la tenue dans le temps. Le Nolan enserrait (doucement) la totalité de la tête, il n’y avait pas de point d’appui particulier. Avec le Schuberth, j’ai la sensation que le casque tient pat une bande de quelques centimètres qui entoure le crâne. Une fois que la mousse sous ladite bande se sera un peu tassée, quid de la tenue du casque sur la tête ???
La visière est très malcommode à relever avec des gants, elle n’a pas le petit ergo de la visière Nolan qui me permettait de la relever d’un coup de doigt.

Premier voyage

Hier soir aller-retour en Normandie pour rapatrier le fiston (enchanté).
Première impression, la sensation de confort et de calme est impressionnante, c’est la même impression que celle qui m’avait surpris lorsque je l’ai ramenée à la maison. Je n’ai pas l’habitude de pouvoir discuter en écoutant la radio à 130 sans avoir besoin de hurler. Le niveau sonore est très bas.
Côté puissance cette auto peut se transformer en piège à permis. Non pas que ce soit une auto de sport, loin, très loin de là, mais elle est extrêmement puissante et ne peine jamais.
Ceci étant elle fait deux tonnes ce qui lors des déclarations est assez sensible. On est très loin de la petite Honda, cette Jaguar a une inertie très sensible, 2 tonnes lancées à 130 ça continue, ça continue…
La tenue de route est très bonne, mais le roulis très sensible (ce n’est pas une auto rigide du tout). Le freinage est très bon. Du fait du poids, il ne faut pas hésiter à appuyer, mais il est puissant et progressif.
Sur le plan moins enthousiaste, les rangements sont à la fois très pratiques et très petits.
Pratique le rangement à gauche du volant, impeccable pour le téléphone, pratique aussi la très grande boite à gants entre les deux sièges. Très petite la boîte à gants habituelle, vraiment minuscule. Un détail amusant, la console de toit comporte un rangement pour placer des lunettes.
La gestion de la température interne est remarquable, c’est la première fois depuis vraiment longtemps que je roule fenêtres fermées.