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Le retour de la pédale…

Pas le temps, boulot de dingue, jamais là.. donc flemme lorsque j’ai le temps, pas trop de boulot et que je suis là… résultat des courses je ne fais plus d’exercice, ce qui est mal.

Ayant pulvérisé mon auto, je me retrouve piéton et m’est venu l’idée d’aller bosser en vélo. Cela représente 20km aller/20km retour, c’est très jouable. Les premières semaines ça va être l’horreur, mais ensuite je vais retrouver mon rythme antérieur et il n’y a pas si longtemps je faisais 30 km le matin pour la forme plus des sorties de 50/60 le week end.
Côté vélo mon Cyfac de route n’est pas trop prévu pour un usage utilitaire, je me suis donc commandé chez Bike24 un Centurion Cross Speed 800 qui est arrivé en début de semaine.

Le raisonnement est le suivant : je passe 3H par jour dans les transports en commun, et il faudrait en sus que je me ménage du temps pour faire de l’exercice. En utilisant le vélo comme moyen de transport, je fais d’une pierre deux coups. Je vais gagner du temps en transport (ou du moins ne pas en perdre, 20 km en une heure et demi c’est très faisable en roulant pépère) et d’autre part je fais de l’exercice.

Le parcours est relativement tranquille

Aujourd’hui je pars pour Rennes pour le boulot, je devrais pouvoir commencer à partir de la semaine prochaine.

Pourquoi acheter un vélo par correspondance ?
Pour une raison simple. Juste avant que je n’explose ma voiture j’avais rendu visite à quelques marchands, les vélos ne sont jamais dispos en magasin en grande taille (ce qui peut se comprendre).
Résultat des courses, je me suis retrouvé dans l’obligation de commander un vélo sans même l’avoir essayé. Du coup j’ai préféré me fier à un vendeur auquel j’ai déjà eu recours et dont je n’ai eu qu’à me féliciter.
Centurion est un marque allemande, bien distribuée en Allemagne mais totalement inconnue en France.
J’ai opté pour le Centurion parce que je voulais un vélo discret (contre le vol) bien équipé et robuste. Le CrossSpeed est extrêmement bien équipé, ultra robuste, mais côté discrétion, moins bien que ce que je pensais, il est magnifique, peut être un poil trop.

Retour à la normale

Ces derniers jours, alternance de 5 et de 10 km quotidiens. Les temps commencent à revenir à un niveau potable, pas encore idéal mais potable. En ce moment je tourne aux alentours de 8,5/9,5 km/h. Il en manque au moins un ou deux, mais ça vient.
À partir de demain, je vais courir quelques jours dans les Landes, ça me changera un peu, et puis oublier un temps les repères quotidiens ne peut qu’être bénéfique.

Drôle de sensations

Ce matin 10km, j’étais absolument épuisé. Je suis parti avec presque un quart d’heure de retard parce que je n‘arrivais pas à décoller.

En cours de route c’était d’un poussif pas possible à tel point que vers 6/7km j’ai une fraction de seconde envisagé d’arrêter tellement  je n’avançais pas. Heureusement je suis arrivé à me ressortir la méthode Coué « mais non mon gars on n’abandonne jamais !! » , et mieux encore j’y ai cru.

Surprise en arrivant, j’ai fait en pratique le meilleur temps (le moins pire) sur 10 bornes depuis que j’ai repris le 14 juillet.
Je n’arrive pas à faire coller mes sensations avec la mesure froide du Polar, c’est assez curieux, et ce serait bien que ça change. Lorsque je me sens bien je fais des temps lamentables, lorsque je me sens mal je fais des temps moins pires…

Nouvelle frontière

19,2 Cette nouvelle frontière c’est 20 Km (19,22 exactement).
Vendredi soir je ne suis pas sorti courir, et samedi matin (hier donc), j’étais en forme, je me sentais bien. J’ai donc essayé de pousser à 20, pour voir et puis aussi à titre de pari personnel, parce que symboliquement ça représente un semi-marathon qui est mon objectif pour 2007.
Au final ça c’est extrêmement bien passé, beaucoup plus facilement que je l’aurais imaginé. Bon pas de triomphalisme exagéré, le rythme était très lent (9km/h de moyenne au final) mais quand même. Lorsque je regarde le chemin parcouru (au sens propre comme au figuré) depuis le 25 mai lorsque j’ai commencé, je suis content.
Je me souviens des premières sorties, lorsqu’au bout de quelques centaines de mètres j’étais exsangue, suant comme un boeuf et soufflant comme une vielle loco.. quand même, ça fait désormais une sacrée différence.
Le vendeur de la boutique du marathon m’a vendu des chaussures en pointure 46,5 (alors que je fais du 44) en m’expliquant que lorsqu’on court, au bout de quelques kilomètres, le pied s’allonge. Je lui ai fait confiance tout en trouvant son explication un brin étrange, mais en me disant qu’avoir le pied au large pouvait être une bonne chose.
Il avait raison.
À l’arrivée, mon pied, gauche surtout, était pile poil à la bonne et confortable dimension, impressionnant.
J’ai eu un problème de brûlure au pied, droit, problème que je rencontre depuis quelques jours et qu’au départ j’avais mis sur le dos des Asics.
J’ai le sentiment que cela provient de cette histoire de pied qui se détend. J’ai des pieds mal fichus, recroquevillés, le droit surtout et il m’apparaît assez nettement que ce souci à droite est lié à ce phénomène.
Cela dit hier il était plutôt plus modéré que d’habitude, sans doute que mon pied apprend à se détendre.
Le truc qui n’arrête pas de m’épater ce sont les transformations qui apparaissent au dixième kilomètre. Je crois que c’est lié ào la libération d’endorphines. Lorsque je suis arrivé, dans les derniers kilomètres, j’étais fatigué, mais je n’arrivais pas à faire le lien avec le fait d’arrêter de courir, ce qui ne me paraissait pas une solution évidente.. étonnant, un peu comme si ma raison me disait « ben oui tu es fatigué parce que tu cours, donc pour l’être moins il faut t’arrêter » et mon corps, qui lui, répondait l’inverse.
Sur le plan du rythme, j’ai été assez lent (un demi-kilo à l’heure de moins que d’habitude) mais surtout beaucoup plus régulier. J’ai tourné en essayant de rester vers les 140 de FC et le résultat est très explicite. Pas de courbatures aujourd’hui, je serais partant pour recommencer (mais je vais faire léger pour éviter les soucis).

J’en suis à 60 km avec les Asics et franchement elles sont vraiment bien. J’ai eu un peu de mal à m’y faire au début, leur amortissement spectaculaire est déroutant. Je me rends compte qu’il faut que je réapprenne à courir avec, mais à l’usage ce sont des pompes géniales. Avec les Elite 1000 je n’aurais jamais pu atteindre ces 20 km.
Je n’ai absolument pas mal aux pieds et je n’ai pas eu mal au pied pendant ces 20 bornes (exception faite donc de ce problème de pied droit qui lui, semble du au côté tordu du pied, plus qu’à un problème de chaussure), bref, que du bonheur.