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SPD c’est top !

Euh non non, je ne me suis pas lancé dans la politique allemande…il s’agit en fait de la suite logique du changement de pédales : le passage aux cales automatiques.
Ce changement de pédales avait deux objectifs. Tout d’abord remplacer les pédales d’origines faiblardes et peu confortables par quelque chose de plus adapté, et second objectif, passer aux cales automatiques.

Pour le premier point, le confort, le principal problème que j’ai trouvé aux pédales classiques (auxquelles en fait je ne suis pas vraiment habitué, sur le vélo de route j’ai des pédales automatiques) c’est l’absence de maintien latéral dans les accélérations (surtout avec des baskets..) et le fait qu’il est compliqué d’avoir une position constante.
Le maintien latéral n’est pas lié qu’aux pédales, les chaussures y sont pour beaucoup, or les chaussures classiques ne sont pas prévues pour assurer un bon maintien latéral (en marchant le pied ne part pas sur le côté) et pour ce qui est des baskets …c’est pire.

Pour cela j’ai acheté des Shimano MT41 qui ont le mérite d’avoir un look assez passe partout et d’avoir une rigidité bien plus adaptée au vélo. Elles ont une semelle classique (presque classique) et n’ont pas le côté ultra rigide de mes chaussures de route (semelle carbone.. une fois clipsées sur les pédales l’ensemble ne bouge plus à tel point que la sensation c’est que tout le pied appuie et pas seulement l’avant) ce qui les rend presque utilisables pour marcher. Presque seulement parce qu’elle ont un talon très plat , donc s’il est effectivement possible de marcher avec sans avoir l’air d’un pingouin, sans même que l’on remarque qu’il s’agit de chaussures spéciales, il ne me parait pas envisageable de faire de longues distances avec.

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Shimano SH-MT41B

Ce qui les rend utilisables pour marcher c’est aussi le tout petit format des cales SPD. Les cales de route sont énormes et dépassent très nettement de la semelle, conséquence, les chaussures de routes sont inutilisables pour la marche (sauf à participer à une sortie organisée par un club fétichiste et ayant pour thème « le pingouin »).
Les cales SPD plutôt destinées au VTT , sont toutes petites et peuvent se planquer dans un creux de la semelle ce qui fait qu’elles ne dépassent pas.

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Comparaison, en haut des cales de route, en bas les petites SPD

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Des cales de route, impossible de marcher avec....

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Les cales SPD placées à l'intérieur de la semelle permettent de marcher

Premier essai sur 15 km ce week end, et premier trajet aller/retour boulot (40m) hier.
Le bilan est évident, le confort de .. de tout.. fait un bond spectaculaire. Ce qui est le mieux est sans doute la possibilité de maintenir une position constante, c’est ultra reposant dans les longues lignes droites et les côtes.
Dans les accélérations, les pieds ne bougent pas, le maintien latéral est parfait et le rendement semble bien meilleur.

La seule contrainte est de bien penser à déclipser les chaussures lorsqu’on s’arrête, voire dans mon usage urbain/péri urbain, lorsqu’il y a risque de danger (les chaussures et donc les pieds, sont fixés aux pédales, pour poser le pied par terre, il faut donc libérer les chaussures, ça se fait d’un petit mouvement vers l’extérieur). Je me suis pris il y a quelques années une gamelle mémorable en oubliant de déclipser les chaussures à un croisement désert dans une petite route des Yvelines, (grand moment de ridicule solitude…).

En fait les SPD se clipsent et se déclipsent beaucoup plus facilement que les cales de route donc aucun problème de ce côté.

Bref pour l’instant le bilan est hyper positif.

Nouvelle frontière

19,2 Cette nouvelle frontière c’est 20 Km (19,22 exactement).
Vendredi soir je ne suis pas sorti courir, et samedi matin (hier donc), j’étais en forme, je me sentais bien. J’ai donc essayé de pousser à 20, pour voir et puis aussi à titre de pari personnel, parce que symboliquement ça représente un semi-marathon qui est mon objectif pour 2007.
Au final ça c’est extrêmement bien passé, beaucoup plus facilement que je l’aurais imaginé. Bon pas de triomphalisme exagéré, le rythme était très lent (9km/h de moyenne au final) mais quand même. Lorsque je regarde le chemin parcouru (au sens propre comme au figuré) depuis le 25 mai lorsque j’ai commencé, je suis content.
Je me souviens des premières sorties, lorsqu’au bout de quelques centaines de mètres j’étais exsangue, suant comme un boeuf et soufflant comme une vielle loco.. quand même, ça fait désormais une sacrée différence.
Le vendeur de la boutique du marathon m’a vendu des chaussures en pointure 46,5 (alors que je fais du 44) en m’expliquant que lorsqu’on court, au bout de quelques kilomètres, le pied s’allonge. Je lui ai fait confiance tout en trouvant son explication un brin étrange, mais en me disant qu’avoir le pied au large pouvait être une bonne chose.
Il avait raison.
À l’arrivée, mon pied, gauche surtout, était pile poil à la bonne et confortable dimension, impressionnant.
J’ai eu un problème de brûlure au pied, droit, problème que je rencontre depuis quelques jours et qu’au départ j’avais mis sur le dos des Asics.
J’ai le sentiment que cela provient de cette histoire de pied qui se détend. J’ai des pieds mal fichus, recroquevillés, le droit surtout et il m’apparaît assez nettement que ce souci à droite est lié à ce phénomène.
Cela dit hier il était plutôt plus modéré que d’habitude, sans doute que mon pied apprend à se détendre.
Le truc qui n’arrête pas de m’épater ce sont les transformations qui apparaissent au dixième kilomètre. Je crois que c’est lié ào la libération d’endorphines. Lorsque je suis arrivé, dans les derniers kilomètres, j’étais fatigué, mais je n’arrivais pas à faire le lien avec le fait d’arrêter de courir, ce qui ne me paraissait pas une solution évidente.. étonnant, un peu comme si ma raison me disait « ben oui tu es fatigué parce que tu cours, donc pour l’être moins il faut t’arrêter » et mon corps, qui lui, répondait l’inverse.
Sur le plan du rythme, j’ai été assez lent (un demi-kilo à l’heure de moins que d’habitude) mais surtout beaucoup plus régulier. J’ai tourné en essayant de rester vers les 140 de FC et le résultat est très explicite. Pas de courbatures aujourd’hui, je serais partant pour recommencer (mais je vais faire léger pour éviter les soucis).

J’en suis à 60 km avec les Asics et franchement elles sont vraiment bien. J’ai eu un peu de mal à m’y faire au début, leur amortissement spectaculaire est déroutant. Je me rends compte qu’il faut que je réapprenne à courir avec, mais à l’usage ce sont des pompes géniales. Avec les Elite 1000 je n’aurais jamais pu atteindre ces 20 km.
Je n’ai absolument pas mal aux pieds et je n’ai pas eu mal au pied pendant ces 20 bornes (exception faite donc de ce problème de pied droit qui lui, semble du au côté tordu du pied, plus qu’à un problème de chaussure), bref, que du bonheur.

Changement de pneus

Vendredi soir 10 km tranquille, samedi matin… re-10 km avec un incroyable mal aux pieds. Anja est allé faire des courses pour la rentrée scolaire, je décide d’en finir avec cette ridicule histoire de chaussures.

02.09.2006 Direction la Boutique du Marathon rue Léon Jost (une petite rue derrière la place des Ternes). Accueil ultra chaleureux, plein de monde (y compris des démonstrateurs d’Adidas et de Polar après qui je courrais pour ma rubrique chez iTélé, donc d’une pierre deux coups, plaisir et boulot).
Le vendeur me fait courir un peu dans la rue pour regarder l’étendue des dégâts et me conseille des Asics Foundation VI. 105 euros, pas ultra chères donc.
Ces Asics sont de véritables chaussons. A froid, comme ça en magasin, c’est très impressionnant.
Tellement impressionnant, qu’oubliant mes 10 bornes du matin, je suis reparti en rentrant en faire 5 de plus pour avoir une idée. La première impression a été moyenne, j’avais encore mal aux pieds du matin, mais l’amorti est spectaculaire.

Samedi, 5 bornes très lentes avec Anja, cette fois encore l’amorti des Asics m’a épaté. En fait la sensation est étrange, je crois qu’il va me falloir du temps pour m’y habituer, j’ai la sensation de courir « sur » et pas « dans » les chaussures.
Un peu comme si la route était faite de Tartan très très souple.

Le soir en mettant iSMARTtrain à jour je regarde le décompte d’août qui se termine : 135 km. Avec tous les voyages, les jours d’arrêt etc.. 135 km c’est pas mal.