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Première semaine : 130km

Fin de la première semaine, au total 130km.
Le bilan est extrêmement positif sur tous les plans.
Sur un plan pratique, je vais plutôt plus vite qu’en transports en commun et je gagne beaucoup en maîtrise du temps
Physiquement ça va très bien, mieux que ce que j’avais envisagé. Même le trajet retour dont exactement un tiers (7km) est en pente raide se passe bien, sans trop de casse disons. En tous les cas c’est très jouable, d’autant qu’il n’y a que très peu de semaine ou je n’ai pas de déplacement professionnel, donc à priori je n’aurais que très exceptionnellement à faire 40 bornes 5 jours de suite.
Le vélo se comporte très bien. je n’avais pas l’habitude de ces machines hybrides, le rendement est nettement plus faible qu’avec un course, mais le confort n’a pas grand chose à voir.
La taille des pneus est sans doute pour beaucoup dans ce confort, je ne suis pas sur des lames de rasoir comme avec un vélo de route, là, les pneus sont gros et larges. La transmission de Vtt (Deore XT) ne permet pas de jouer les avions de chasse sur le plat (mais bon en ville je m’en fiche un peu), en revanche lorsque ça grimpe beaucoup (et pour rentrer ça grimpe vraiment beaucoup) c’est top.
Côté chargement, j’ai monté par réflexe un porte bagages sur le vélo, je vais le laisser au cas ou..mais je ne m’en sers pas.
En pratique le gros sac à dos est plus pratique, plus sécurisant (je n’ai pas besoin de me retourner pour vérifier que tout est bien là) et vraiment confortable.

Premier trajet : Sourire aux lèvres

Ce matin, première tentative sur les 20 km maison/boulot.
Résultat, 1h10 en me perdant un peu, ce qui peut aisément être ramené à 1h si j’avais moins hésité.
En comparaison, sur la même distance, il me faut :

  • 1heure en voiture
  • 20/35mn en moto
  • 1h30 en transport en commun (y compris 30mn de marche à peu près)

Bref, non seulement c’est plaisant, mais d’un strict point de vue pratique/efficacité je suis tout à fait dans le clous même sur cette distance assez longue.
Peu de circulation sur le parcours, la longue ligne droite qui traverse le bois de Boulogne a une piste cyclable et les avenue qui longent le périf ne sont pas hyperfréquentées.
C’était par ailleurs un test en condition réaliste/complexe, j’avais à emporter, mon cartable de boulot (avec le PC portable à l’intérieur) une serviette de bain, une paire de chaussures de ville (j’avais déjà un costard au bureau), plus diverses bricoles. Résultat des courses, j’ai opté pour le vieux sac à dos Décathlon avec lequel j’ai déjà fait l’équivalent d’un tour du monde ou deux (ça se voit à son aspect d’ailleurs). Il a l’avantage d’être hyper confortable.
Je suis parti très léger avec un jean et une sorte de sweatshirt léger et du coup l’air et la sudation liée à l’effort se sont bien équilibrés, je suis arrivé dans un état extrêmement correct.
Le bilan total complet, ce sera ce soir. Le trajet aller est pour un tiers en descente et deux tiers plat, conséquence, le retour est sur deux tiers plat… et un tiers en montée.
Ce trajet aller a été extrêmement jouissif. L.es 20 bornes ont défilé sans forcer, le vélo s’est extrêmement bien comporté avec un confort tout à fait correct. Rien à voir avec mes vélos de route, cela dit le rendement ne semble pas être le même non plus.
Par sécurité, j’ai commandé une selle SMP – Martin Fitness chez Twolambs.

Plus tard. Le retour également s’est bien passé. Plus dur, très dur même . La montée qui va du Pont de Suresnes jusqu’au haut de La Celle Saint-Cloud est interminable (7 km de côte pratiquement ininterrompus avec des temps à autres des moments ou ça grimpe vraiment beaucoup). La transmission de VTT du Centurion m’a sauvé la mise, petit plateau et gros pignon, on avance à la vitesse d’un piéton ..mais on avance.

Le retour de la pédale…

Pas le temps, boulot de dingue, jamais là.. donc flemme lorsque j’ai le temps, pas trop de boulot et que je suis là… résultat des courses je ne fais plus d’exercice, ce qui est mal.

Ayant pulvérisé mon auto, je me retrouve piéton et m’est venu l’idée d’aller bosser en vélo. Cela représente 20km aller/20km retour, c’est très jouable. Les premières semaines ça va être l’horreur, mais ensuite je vais retrouver mon rythme antérieur et il n’y a pas si longtemps je faisais 30 km le matin pour la forme plus des sorties de 50/60 le week end.
Côté vélo mon Cyfac de route n’est pas trop prévu pour un usage utilitaire, je me suis donc commandé chez Bike24 un Centurion Cross Speed 800 qui est arrivé en début de semaine.

Le raisonnement est le suivant : je passe 3H par jour dans les transports en commun, et il faudrait en sus que je me ménage du temps pour faire de l’exercice. En utilisant le vélo comme moyen de transport, je fais d’une pierre deux coups. Je vais gagner du temps en transport (ou du moins ne pas en perdre, 20 km en une heure et demi c’est très faisable en roulant pépère) et d’autre part je fais de l’exercice.

Le parcours est relativement tranquille

Aujourd’hui je pars pour Rennes pour le boulot, je devrais pouvoir commencer à partir de la semaine prochaine.

Pourquoi acheter un vélo par correspondance ?
Pour une raison simple. Juste avant que je n’explose ma voiture j’avais rendu visite à quelques marchands, les vélos ne sont jamais dispos en magasin en grande taille (ce qui peut se comprendre).
Résultat des courses, je me suis retrouvé dans l’obligation de commander un vélo sans même l’avoir essayé. Du coup j’ai préféré me fier à un vendeur auquel j’ai déjà eu recours et dont je n’ai eu qu’à me féliciter.
Centurion est un marque allemande, bien distribuée en Allemagne mais totalement inconnue en France.
J’ai opté pour le Centurion parce que je voulais un vélo discret (contre le vol) bien équipé et robuste. Le CrossSpeed est extrêmement bien équipé, ultra robuste, mais côté discrétion, moins bien que ce que je pensais, il est magnifique, peut être un poil trop.

Sommeil

Ce petit site est en sommeil depuis quelques mois, la raison est simple : pour des raisons de boulot je n’ai plus le temps de faire du sport actuellement (ça finira par revenir)

Pause…

J’ai du mal à me remettre de la mésaventure de cet été, le silence de ce petit site reflète la chose.
Ça va revenir…..

Montage : source de documentation

Le montage continue. J’utilise une excellente référence pour cela, Zinn & the Art of Road Bike Maintenance de Lennard Zinn (il a un site ici).
Ce bouquin est en anglais, excellemment bien illustré par des dessins et ultra pédagogique.









Montage : le jeu de direction

Après un mail envoyé au responsable de Cyfac pour vérifier que j’avais bien compris comment le tout se monte (et réponse rapide et sympathique..) je me lance tout d’abord dans le montage de la fourche.
La première étape consiste à installer le jeu de direction. c’est un jeu intégré composé de deux roulements sous formes de coupelles, placés de par et d’autre de la « douille » c’est le terme technique pour désigner la partie du cadre qui tient la fourche).
Côté fourche il faut placer avec la coupelle une grosse rondelle qui doit être emmanchée de force. Pour faciliter la manœuvre il faut usiner légèrement la portée en carbone avec du papier de verre.

Cyfac Nerv acte 1

Entre mes soucis de santé et une foule de problèmes professionnels (en deux mois je suis passé à un souffle de rendre l’âme et deux de mes employeurs m’ont claqué entre les doigts, j’ai un solide sens de l’humour mais parfois il vacille un peu), je ne suis pas trop en état physique et moral de reprendre l’exercice. Je me suis fixé la fin de l’été comme date butoir. Dans l’intervalle, j’ai décidé de me construire un nouveau vélo.

Après avoir beaucoup lu, demandé, relu, j’ai arrêté mon choix sur un Cyfac Nerv. Cyfac est une entreprise artisanale hexagonale qui sous-traite des vélos pour des équipes professionnelles (lesquels vélos sont ensuite réétiquetés aux noms des fabricants-sponsors officiels) et qui a une production de cadres sur mesure.
Pour l’été 2007 Cyfac faisait une promo sur certains de ses modèles, dont le Nerv, dans les tailles standard.
J’ai donc commandé un Nerv en taille XL.

Un des avantages de passer par une entreprise artisanale, c’est que le plaisir de l’objet commence dès la commande.
Chez Cyfac lorsqu’on téléphone, on tombe sur le patron, un type adorable, qui n‘hésite pas à passer du temps pour expliquer les choses.
C’est lui qui m’a aidé à choisir le modèle et la taille, et c’est encore lui qui m’a expliqué comment se monte le jeu de direction (un Stronglight intégré). On est un peu loin de la grande distribution et c’est très agréable.

Le cadre est arrivé impeccablement emballé, avec une fourche en carbone (une Columbus Carve) et une tige de selle du même matériau.
Me reste plus qu’à le monter… c’est en cours.

Moyenne trop moyenne

J’ai bouclé les 118 km des Hauts de Gally à un peu moins de 22 Km/h, la randonnée des Clochers d’Aragus à 22,4 km/h, mes premières sorties matinales à 23 Km/h.
Pour être tranquille, il faudrait que je sois capable de rouler à 30 Km/h.
Depuis quelque temps j’essaie de remonter cette moyenne pendant mes 35 km matinaux. En augmentation graduelle, je suis passé de 23 à 27,5 km/h vendredi.

Ce dimanche je voulais voir si cela avait de l’impact sur les sorties longues. J’avais prévu de faire un 100 Km avec le club, mais depuis samedi soir j’ai une douleur étrange dans le poumon droit, laquelle fait suite à une sorte de bronchite qui traîne depuis 3 semaines. Du coup je suis aux antibiotiques, et j’ai laissé tomber, dommage et à refaire donc.

Mais bon globalement j’approche lentement de cette barrière fatidique des 30 Km/h. Ensuite il faudra que je travaille le fait que pouvoir la tenir sur la longueur. Lorsque ce sera fait je pourrait aborder les sorties longues avec plus de sérénité.

Rouler à 25 de moyenne lorsqu’on peut tenir 30, c’est relax, tandis que rouler pendant un moment à 25 lorsqu’on plafonne a 23 (ce que j’ai fait pour mes dernières sorties longues) forcément c’est le mur assuré.

Une autre expérience : Claudius

J’ai reçu ce message en commentaire à ma note bilan 1 an, et comme il peut intéresser d’autres gens je le reporte ici

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Ton expérience est formidable Luc.
Voici la mienne :
J’ai commencé à pratiquer le vélo il y a 2 ans, au mois de mai 2005 à 56 ans, quand, suite à une analyse de routine, mon médecin m’a annoncé que j’étais diabétique, m’a déclaré en tant que tel à la sécu et m’a dit d’une façon assez sèche : « Vous devez perdre du poids et pratiquer une activité physique afin de vous muscler. ».
Cela ne l’a pas empêché de me prescrire du « Glucophage »
Dès le lendemain, j’ai pris le VTC de ma femme et j’ai parcouru, non sans mal, les 6 km qui me séparent de mon travail.
Du vélo, j’en avais déjà fait en dilettante mais dès les 1ers kms, je n’avais qu’une seule hâte : rentrer à la maison.
En prenant la décision de me rendre au travail, je rendais en quelque sorte irréversible le fait de devoir parcourir 12 km.
Quand ma fille m’a vu enfourcher le vélo, elle m’a dit littéralement : « Tu es fou, ne fais pas ça, tu vas avoir un malaise. »
C’est ainsi donc que j’ai commencé et quand je n’allais pas au travail en vélo ; je m’astreignais, au moins 3 fois par semaines, à faire un parcours de 7 km en rentrant de celui-ci.
En parallèle, je me suis refusé à prendre, en accord avec mon médecin, ce fameux Glucophage.
Résultat des courses, si je puis dire, au bout de 4 mois, mon taux de glycémie et mon HB1AC (il s’agit d’une analyse qui permet de se faire une idée du taux de glycémie moyen au cours des 3 derniers mois) redevenaient normaux.
Au mois de septembre, mon collègue me dit que son club, le VCMB, organise une sortie de 25 km ouverte à tous.
25 km, il était pour moi inimaginable que je puisse parcourir une telle distance. Je m’y suis quand même inscrit, j’ai entamé le parcours, soufflant comme un phoque dans la cote de Port Royal, et suis arrivé au bout des 25 km.
Au mois de novembre je me suis équipé d’un vélo de route et ai entrepris de parcourir, régulièrement des distances de 20-25 km.
En septembre 2006, je me suis inscrit au VCMB, d’abord dans le groupe détente puis dans le groupe 5 qui fait des sorties régulières de 50-60 km.
Tout allait bien mais 2 phénomènes sont venus contrarier cette pratique : des prostatites à répétition (je me lève 3 ou 4 fois dans la nuit pour uriner) et une tachycardie que je considère anormale depuis le début de l’année 2007 : là où je faisais une moyenne de 126 pulsations par mn, je suis passé à une moyenne de 136 avec des pointes jamais vues à 175.
J’ai donc décidé de marquer une pause et d’arrêter la pratique du vélo
J’ai fait un test d’effort à la clinique de Parly 2, un test que le cardiologue a arrêté à ma FC max théorique : 220-58=162 et à la suite duquel il m’a dit que tout allait bien en me demandant de faire une échographie ; celle-ci n’a rien révélé non plus.
Je suis allé voir un urologue qui m’a dit que je n’avais pas d’inquiétude à avoir et que je pouvais continuer à faire du vélo.
J’ai commandé une selle spéciale « Bite et cul » chez Dutouron et pense reprendre progressivement la pratique du vélo progressivement dès réception de cette fameuse selle qui a si bien réussi à Luc.
Je contrôle régulièrement mon taux de glycémie à l’aide d’un petit engin prescrit par mon médecin, il est normal.
Pour ce qui concerne mon poids, je suis passé en quelques mois de 75 kg à 68 kg et depuis je me maintiens à ce poids. Je ne répèterai jamais assez que le plus important dans un régime c’est le conjoint : sans l’assistance de mon épouse qui a pris les choses en main, je ne serais jamais parvenu à perdre ces quelques kg inutiles et dès que j’observe une dérive sur la balance, je la préviens et tout rentre dans l’ordre.
Donc, bilan globalement positif coté diabète et forme physique, à suivre pour le reste