Monthly Archive for mai, 2007

Moyenne trop moyenne

J’ai bouclé les 118 km des Hauts de Gally à un peu moins de 22 Km/h, la randonnée des Clochers d’Aragus à 22,4 km/h, mes premières sorties matinales à 23 Km/h.
Pour être tranquille, il faudrait que je sois capable de rouler à 30 Km/h.
Depuis quelque temps j’essaie de remonter cette moyenne pendant mes 35 km matinaux. En augmentation graduelle, je suis passé de 23 à 27,5 km/h vendredi.

Ce dimanche je voulais voir si cela avait de l’impact sur les sorties longues. J’avais prévu de faire un 100 Km avec le club, mais depuis samedi soir j’ai une douleur étrange dans le poumon droit, laquelle fait suite à une sorte de bronchite qui traîne depuis 3 semaines. Du coup je suis aux antibiotiques, et j’ai laissé tomber, dommage et à refaire donc.

Mais bon globalement j’approche lentement de cette barrière fatidique des 30 Km/h. Ensuite il faudra que je travaille le fait que pouvoir la tenir sur la longueur. Lorsque ce sera fait je pourrait aborder les sorties longues avec plus de sérénité.

Rouler à 25 de moyenne lorsqu’on peut tenir 30, c’est relax, tandis que rouler pendant un moment à 25 lorsqu’on plafonne a 23 (ce que j’ai fait pour mes dernières sorties longues) forcément c’est le mur assuré.

Une autre expérience : Claudius

J’ai reçu ce message en commentaire à ma note bilan 1 an, et comme il peut intéresser d’autres gens je le reporte ici

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Ton expérience est formidable Luc.
Voici la mienne :
J’ai commencé à pratiquer le vélo il y a 2 ans, au mois de mai 2005 à 56 ans, quand, suite à une analyse de routine, mon médecin m’a annoncé que j’étais diabétique, m’a déclaré en tant que tel à la sécu et m’a dit d’une façon assez sèche : « Vous devez perdre du poids et pratiquer une activité physique afin de vous muscler. ».
Cela ne l’a pas empêché de me prescrire du « Glucophage »
Dès le lendemain, j’ai pris le VTC de ma femme et j’ai parcouru, non sans mal, les 6 km qui me séparent de mon travail.
Du vélo, j’en avais déjà fait en dilettante mais dès les 1ers kms, je n’avais qu’une seule hâte : rentrer à la maison.
En prenant la décision de me rendre au travail, je rendais en quelque sorte irréversible le fait de devoir parcourir 12 km.
Quand ma fille m’a vu enfourcher le vélo, elle m’a dit littéralement : « Tu es fou, ne fais pas ça, tu vas avoir un malaise. »
C’est ainsi donc que j’ai commencé et quand je n’allais pas au travail en vélo ; je m’astreignais, au moins 3 fois par semaines, à faire un parcours de 7 km en rentrant de celui-ci.
En parallèle, je me suis refusé à prendre, en accord avec mon médecin, ce fameux Glucophage.
Résultat des courses, si je puis dire, au bout de 4 mois, mon taux de glycémie et mon HB1AC (il s’agit d’une analyse qui permet de se faire une idée du taux de glycémie moyen au cours des 3 derniers mois) redevenaient normaux.
Au mois de septembre, mon collègue me dit que son club, le VCMB, organise une sortie de 25 km ouverte à tous.
25 km, il était pour moi inimaginable que je puisse parcourir une telle distance. Je m’y suis quand même inscrit, j’ai entamé le parcours, soufflant comme un phoque dans la cote de Port Royal, et suis arrivé au bout des 25 km.
Au mois de novembre je me suis équipé d’un vélo de route et ai entrepris de parcourir, régulièrement des distances de 20-25 km.
En septembre 2006, je me suis inscrit au VCMB, d’abord dans le groupe détente puis dans le groupe 5 qui fait des sorties régulières de 50-60 km.
Tout allait bien mais 2 phénomènes sont venus contrarier cette pratique : des prostatites à répétition (je me lève 3 ou 4 fois dans la nuit pour uriner) et une tachycardie que je considère anormale depuis le début de l’année 2007 : là où je faisais une moyenne de 126 pulsations par mn, je suis passé à une moyenne de 136 avec des pointes jamais vues à 175.
J’ai donc décidé de marquer une pause et d’arrêter la pratique du vélo
J’ai fait un test d’effort à la clinique de Parly 2, un test que le cardiologue a arrêté à ma FC max théorique : 220-58=162 et à la suite duquel il m’a dit que tout allait bien en me demandant de faire une échographie ; celle-ci n’a rien révélé non plus.
Je suis allé voir un urologue qui m’a dit que je n’avais pas d’inquiétude à avoir et que je pouvais continuer à faire du vélo.
J’ai commandé une selle spéciale « Bite et cul » chez Dutouron et pense reprendre progressivement la pratique du vélo progressivement dès réception de cette fameuse selle qui a si bien réussi à Luc.
Je contrôle régulièrement mon taux de glycémie à l’aide d’un petit engin prescrit par mon médecin, il est normal.
Pour ce qui concerne mon poids, je suis passé en quelques mois de 75 kg à 68 kg et depuis je me maintiens à ce poids. Je ne répèterai jamais assez que le plus important dans un régime c’est le conjoint : sans l’assistance de mon épouse qui a pris les choses en main, je ne serais jamais parvenu à perdre ces quelques kg inutiles et dès que j’observe une dérive sur la balance, je la préviens et tout rentre dans l’ordre.
Donc, bilan globalement positif coté diabète et forme physique, à suivre pour le reste

Bilan 1 an

J’ai commencé à faire de l’exercice le 26 mai 2006, c’est donc logiquement l’heure du bilan

Forme / Bilan cardiaque
Mon coeur a remarquablement bien tenu, je n’ai strictement aucun problème cardiaque. Ca se voit dans la vie courante ou je ne suis plus du tout essoufflé et lors de mes sorties je contrôle tout à fait la FC. je referais un bilan à l’Institut Coeur Effort Santé en fin d’année pour voir l’écart, s’il y en a un, avec l’année dernière. Globalement sur ce plan c’est vraiment tout bénéfice.
Pour le reste j’ai toujours une bonne douzaine de kgs à perdre et ces salopards s’accrochent….

Course à pied
Au total en un an j’ai couru 1500 Km. Chiffre a pondérer par le fait que depuis 2 mois, depuis que j’ai découvert le vélo je ne cours pratiquement plus. En considérant que j’ai commencé alors que j’étais quasi-grabataire (à bout de souffle et en nage au bout de quelques centaines de mètres) le bilan est assez spectaculaire. Je fais 10km les doigts dans le nez, je peux en faire 15 ou 20 à 10-11 km/h sans réel problème.

Vélo
Ça c’est clairement la révélation. J’avais une image assez poussiéreuse du vélo et je l’ai attaqué par curiosité pour varier les plaisirs. C’est en fait une discipline hautement adictive, géniale côté sensations.
Au total j’ai parcouru 1100 km en deux mois. C’est vraiment « la » révélation. Du coup le vélo à pratiquement remplacé la course à pied. Il procure plus de sensation en matraquant nettement moins les articulations.
Je suis assez loin cela dit d’être à un niveau correct, le vélo représente des efforts de 4 ou 5 heures or côté endurance je pêche encore beaucoup.

Natation
Au final ça donne 7,3 km, mais ce chiffre n’a pas vraiment de sens. j’ai surtout commencé à apprendre à nager. Ce n’est pas encore ça, j’ai peu ou prou laissé tomber la natation il faut que je m’y remette.

La tête sans les jambes

Ce dimanche, « sortie club » à l’occasion d’une sortie organisée par un club voisin. Au total 115 km avec une petite particularité par rapport à la dernière sortie longue : j’ai essayé de finir seul.
Le même phénomène que la dernière fois s’est reproduit : jusqu’à 80 km, pas trop de problème, manque clair de performance, mais pour le reste tout va bien. Ensuite, c’est la cata. J’étais avec un groupe de trois autres cyclistes du club et cette fois j’ai voulu voir si seul j’étais capable de finir. À 80 km je leur ai demandé de partir et de ne pas m’attendre.

Résultat en version courte : je suis rentré peu ou prou dans le même état que la dernière fois, peut être un poil moins à bout.
Résultat en version plus longue : après 80 km je n’ai plus de jambe et je dois finir avec la tête en m’accrochant à ce foutu guidon. La tête et les jambes c’est super, la tête sans les jambes ça marche, mais vraiment moyen. Ceci étant c’est un bon exercice de motivation.

Avantage de rouler en groupe dans un club , on apprend des choses. J’ai crevé de la roue avant, la même roue qui a déjà crevé dans la semaine (j’avais deux chambres à air avec moi et une super mini pompe achetée chez Décathlon. La réparation a été simple et rapide mais j’ai appris à cette occasion à examiner le pneu pour en virer le petit bout de caillou qui a percé la chambre.. et il était toujours là. C’est sans doute ce qui j’aurais du faire mercredi lorsque j’ai crevé la semaine dernière.

Autre point, un comparse m’a fait remarquer que ma selle était trop basse. Pendant mon périple solitaire je l’ai remontée un brin et effectivement ça a été beaucoup mieux.

Côté cardiaque ça baigne. Sur presque 5 heures d’effort, moyenne 119 et maxi 158.

Reprise tranquille

Hier soir, 32 km en essayant d’améliorer ma moyenne habituelle qui tourne autour de 23,5-24,3 km/h
Au final j’ai échoué (24,1 km/h) mais parce que je n’ai pas pu tenir le rythme au retour. Sur le circuit aller, j’étais à 27,7 km/h de moyenne, ensuite (comme le retour monte plus) ça a dégringolé.

Cela dit c’était une très bonne sortie qui me montre que le vélo est vraiment un truc qui convient vraiment bien à ma démarche. En vélo je peux aller à fond voire un brin au-delà sans être bloqué par le matraquage des articulations. Le vélo se contente de tirer sur les muscles. Je suis rentré vidé dimanche, or mardi j’étais en forme, juste les cuisses à peine douloureuses. Si j’avais fait la même chose en course à pieds, je n’aurais probablement pas pu courir pendant plusieurs jours.

Il va falloir cependant que je trouve un moyen de me préparer à ce mur du 80è kilomètre parce que si tout va bien, le 13 je recommence avec un 125 km.