Monthly Archive for avril, 2007

Naufrage

Depuis quelques jours, je me dis qu’il serait bien de m’inscrire dans un club de vélo histoire d’apprendre à rouler et m’entraîner correctement. Problème, le club de La Celle Saint-Cloud, ne fait que du VTT. Sur le site de la Fédération Française de Cyclotourisme, je tombe sur les coordonnées du Vélo Club de Bailly Noisy qui est à quelques kilomètres de la maison (je passe devant tous les matins).
Petit mail au président qui me répond « nous organisons dimanche notre Rallye (départ de 7 à 9 Heures de Noisy) route et VTT. ce serait une bonne occasion pour discuter… et s’inscrire.
À bientôt j’espère.
»

Je me présente donc ce matin 7h30 avec mon petit vélo, accueil ultra-chaleureux et convivial et c’est parti pour la boucle de 110 Km.
En pratique la manifestion qui s’appelle Les Hauts de Gally, décrit une longue forme oblongue de 110 Km sur laquelle sont définis quatre parcours, 40, 60, 80 et donc 110 Km vallonnés dans le Val de Gally, le Mantois et l’Eure. Le circuit est extrêmement bien fléché.
J’opte pour le plus long, pour voir. Mon record est de 66 Km, 110 ça fait un peu moins du double, ça doit être jouable.

Première moitié (aller) tout se passe bien, à l’exception d’une anecdote idiote qui m’a fait faire du rab de kilomètre.
J’arrive à Marcq en Bareuil, devant une fourche, il y a des gens sur la branche gauche de chaque côté. Je me dis que ce sont les villageois étonnés de voir passer autant de cyclistes.

Je prends donc à gauche. Petit à petit je me fais doubler par des motards de la gendarmerie nationale qui roulent à des vitesses indécentes.
Quelques centaines de mètres plus loin, je me fais doubler par des voitures de caravane de course cycliste et là je me dis que j’ai vraiment sous-estimé la puissance d’organisation du petit club de Bailly Noisy, jusqu’à ce qu’un nouveau motard de la gendarmerie ne me double en me faisant au passage un signe non équivoque du bras : il faut que je me range sur le côté.
Furieux je lui crie un « je ne peux pas aller plus vite !!! » rageur.
Quelques dizaines de mètres de plus et au bord de la route un passant me crie « rangez-vous il y a 130 coureurs qui vous arrivent dessus ». Je ralentis, pose le pied à terre et j’ai à peine le temps de rapprocher le vélo de l’accotement qu’un groupe de voiture passe à fond la caisse, suivi d’un groupe de fous furieux en vélo qui avalent la petite route où je me trouve à une allure supersonique.
C’était en fait une course Paris-Mantes qui croisait le parcours de la randonnée à laquelle je participe.
Demi tour, revenu à Marcq en Bareuil, plus personne au carrefour et du coup le fléchage redevient visible, j’aurais dû prendre à droite.

Pour le reste, la progression se passe bien, mais je roule à 23 Km/h de moyenne alors que tout le monde roule à 30. Chaque fois que j’essaie d’accrocher un groupe, je me fais larguer dans la première montée. Je me fais rattraper puis doubler plusieurs fois par un tandem roulant à une vitesse surprenante. J’ai essayé plusieurs fois, je ne suis pas arrivé à les suivre. Mais bon, je progresse, tout ne va pas si mal. J’arrive tant bien que mal jusqu’au troisième ravitaillement. Le troisième ravitaillement est à 88 Km environ. Je m’arrête bois, mange un peu (je me suis bourré les poches de barres vitaminées).

Je repars et là.. c’est le drame. Explosion. Je me liquéfie, impossible d’avancer.
Je me traîne à des allures plus proches de celles d’un piéton que de celles d’un cycliste, je marche dans les cotes (et il y en a des côtes) bref, je vole littéralement en éclats.
À l’arrivée, en discutant avec un gars du club, j’apprends que « c’est normal au début ».
85-90 Km c’est le moment ou le corps a bouffé tout le carburant qu’il avait embarqué et s’il ne s’est pas habitué à force d’entraînement à le reconstituer rapidement, c’est l’explosion.
J’explose.


Côte de Maule, 96 km..montée à pied.

Je progresse l’oeil rivé sur mon petit compteur kilométrique, 89, 90, 91.. le problème c’est que l’arithmétique travaille contre moi. 110-90 ça fait 30, il me reste 30 bornes à faire et peut être plus, parce que j’ignore la distance supplémentaire que mon petit numéro digne de Mister Bean m’a fait faire à Marcq en Bareuil .
30 Km ça n’est pas rien, c’est même beaucoup dans l’état dans lequel je me trouve.
En même temps ça n’est pas énorme, c’est peu ou prou la distance que je parcours chaque matin pour mon aller-retour à Feucherolles sur la D307.
Donc je serre les dents et je triche.
J’essaie de me convaincre que je ne suis pas dans la dernière partie de cette boucle de 110 bornes, mais que je suis dans une de mes sorties matinales.
Au fur et à mesure que les kilomètres défilent sur mon petit compteur, j’essaie de visualiser ou j’en suis de ma sortie quotidienne.

Coup de bol, alors que je suis en perdition vers les 100 Km, je tombe sur des anges gardiens (si si ça existe).
Un couple adorable du 93 qui m’a littéralement remorqué jusqu’à l’arrivée.Un couple étonnant, assez beau, presque jumeaux (mêmes vélos Bianchi gris, même tenue très graphique noir et blanche). Sans eux, il est probable, certain même, que je n’aurais jamais fini. Merci !!

Au final, j’aurais parcouru 118 Km. Un expérience très (mais alors très très) enrichissante qui m’a fait toucher du doigt, le chemin qui me reste à parcourir. 5 heures et demie d’effort au total, c’est vraiment particulier, je suis loin d’être près à des efforts si longs.
Dans le même temps, je sais maintenant où est ma limite, à quel moment mon corps jette l’éponge. Le seul problème c’est qu’elle est pas loin cette limite.

Côté cœur, tout va bien. 127 de moyenne, et un maxi très raisonnable. Cela veut dire que mon palpitant a parfaitement géré l’effort (les cuisses en revanche …)

Histoires de cul et de bite

Lors de ma dernière sorte de 66 Km dimanche dernier , je suis rentré avec une sorte d’insensibilité de la bistouquette, associée à une sensation un rien étrange. Le tout a duré jusqu’au mardi suivant. Grosse frayeur, le sexe et le vélo seraient incompatibles ?
Dimanche soir, je me précipite sur l’excellent forum Vélo 101 pour voir s’il y a une explication à ce phénomène désarçonnant et je découvre un tas de trucs effrayants. En fait la solution serait les selles évidées du fabricant italien Selle SMP.
Dimanche soir, après une lecture attentive du site Web de SMP, lecture qui me conforte je me précipite pour commander en ligne aux Ets Dutouron une selle SMP Glider (la seule qu’ils aient au catalogue).
Premier constat, les susnommés Ets Dutouron ont été assez véloces car, après avoir cliqué sur « envoi », j’ai lu les infos générales sur la livraison etc.. (je sais, c’est mal, j’aurais dû le faire avant) et horreur, je lis qu’il faut compter une douzaine de jours de délai. Je ne m’étais pas posé la question, j’avais acquis mes pédales, chaussures et quelques bricoles chez Bike24 qui envoie la livraison limite avant qu’on ait eu le temps de remplir le bon de commande.
Coup de fil donc chez le vendeur, dame adorable qui me dit qu’elle va voir c’qu’elle peu faire, merci madame (dis-je en pesant « c’est foutu ») et oh miracle, elle a tenu parole, la selle est arrivée samedi matin.

Première surprise, alors que d’après les photos, je m’attendais à une selle énorme en pratique, elle est presque plus fine que ma vieille San Marco Race Gel.
En revanche, en ouvrant la boîte j’ai pensé à l’excellent titre d’un papier du magazine CycloSport de ce mois, papier qui utilise en titre une question remarquable « pourquoi les vélos sont-ils si chers ?… ».. dommage que le susnommé magazine n’ait pas jugé bon de répondre à cette question pourtant intéressante (si c’est ce papier qui vous intéresse, gardez vos sous, c’est un attrape couillon).

Bref en attrapant la selle, je me dis que je suis clairement un débutant en vélo parce que suis encore stupéfait que ce vil bout de plastique vaille 200 euros. Je sais bien que dans le vélo (enfin disons que je suis en train de l’apprendre) il est normal que tout vaille le prix de trois fois son poids en or, mais j’avoue que j’ai du mal à m’y faire. Les Ets Dutouron la vendent 130 euros, ce qui est une super affaire (puisque tous les autres la vendent 200), mais dans l’absolu un tarif encore astronomique que vraiment rien en justifie. M’est avis que dans les comptes des Ets SMP à la rubrique « on marge comme des gorets », les chiffres doivent être bien gras.

Mais bon, mon auguste postérieur vaut bien une entorse à la Visa et donc je monte ladite selle sur mon vieux biclou.
Samedi sortie de 32 Km pour voir… nickel
Dimanche, je refais le circuit de 66 Km qui, dimanche dernier m’avait laissé la plomberie dans un état de somnolence effrayant (dont elle est sortie que le mardi suivant.. de quoi flipper comme un malade)… rien, que dalle.. nada. A priori tout marche.
Non seulement ça n’anesthésie pas la bite, mais en plus côté confort global c’est plutôt bien (en tout cas mieux que ma vieille San Marco).
Le seul problème que j’ai est mécanique, je n’arrive pas à bloquer la selle qui en cours de sortie glisse vers l’arrière même en forçant comme une brute épaisse sur la clé Allen.

À suivre….

Pour le reste, j’ai fait la même boucle que dimanche dernier, mais plus facilement, un poil plus vite et en ayant fait une sortie de 32 Km la veille. Tout va bien donc.

Un doc sur les différentes pathologies (pas après les repas…)!

Vélo : 66 km

Samedi grande boucle dans les Yvelines. 66km que j’avais préparés avec GoogleMap. À ce sujet je demande solennellement qu’on pende les gens de GoogleMap puis qu’on les éviscère non sans les avoir préalablement noyés. Ensuite on pourra calmement les plonger dans l’acide.
Pourquoi tant de haine ? Parce que GoogleMap donne plein d’infos.. sauf l’altitude, et l’altitude en vélo.. ben c’est un truc fondamental.
Dans ma boucle magnifique à plat rien ne signalait la montée entre Villiers Saint-Frédéric et Neauphle le Château. Et cette côte.. mazette..interminable, une horreur. Cela dit je suis arrivé jusqu’en haut sans m’arrêter et je n’en suis pas peu fier.
Pour le reste ça c’est globalement bien passé, sauf côté ravitaillement. Je n’avais qu’un bidon ce qui est clairement pas assez et pas grand-chose à bouffer et ça c’est totalement idiot. Bref je suis arrivé déshydraté et affamé.

Prochaine étape, une boucle de 100km (peut-être le week-end prochain ou le suivant).
Pour la petite histoire, Neauphle le Château petit village assez joli et haut perché, est celui d’où est partie la révolution islamique iranienne (d’ailleurs l’ambassade de France à Téhéran est sise 85 rue Neauphle-le-Château).
Pas de souci côté vélo, si ce n’est que le TCR alu est trop dur pour ce genre de distance menée à un train de sénateur. C’est une machine pour attaquant, ultra-tonique lorsqu’on se dresse sur les pédales mais ultra-dure le reste du temps.
Je vais le mettre de côté dès que je le pourrais, pour le seconder par un modèle plus tolérant (il paraît que le Kuota Kharma, le Canyon F10 ou le Cannondale SystemSix sont bien) et j’y reviendrais lorsque je serais en meilleure forme.
Cela dit globalement je suis rentrée en excellent état (mis à part les aspects alimentaires), et 3 heures d’efforts continus sans avoir mal aux jambes c’est vraiment des sensations nouvelles pour moi.

Mareil sur Mauldre : 50 km

Mareil sur Mauldre est une petite bourgade charmante située le long de la départementale 307.
Pour arriver à Mareil sur Mauldre, on longe des vergers, des champs de colza, et l’arrivée sur Mareil sur Mauldre est assez étonnante. Mareil sur Mauldre est situé tout en bas d’une décente impressionnante. En bas de cette descente, un petit rond-point bordé de jolies maisons, et de l’Orée des champs, un charmant restaurant ou le voyageur de passage peut aller se remplir la panse.
S’il a plus soif que faim, de l’autre côté du rond-point, quelques bancs permettent de souffler en vidant le bidon du vélo. Tableau idyllique en langage piéton.

En langage cycliste, « une descente impressionnante » se dit « une montée interminable »….
Au final 50 Km qui se sont plutôt bien passés, quelques coups de mou par moments, mais dans l’ensemble pas de vrai problème.
La consommation d’eau semble plus importante en vélo qu’en course à pied. Je n’ai jamais bu en courant, même sur des sorties d’une heure et demie. Là, sur deux heures et demie, j’aurais eu du mal sans le bidon, et j’aurais pu m’en ingurgiter un deuxième si j’en avais eu deux.

Nokia Sport Tracker

Une info péchée chez Jiwok.
Nokia Research vient de lancer un petit soft pour les mobiles fonctionnant avec Symbian Serie 60 3rd edition, et connectée à un GPS Blutooth.
Le logiciel enregistre les données et peut les exporter dans un format compatible avec Google Earth (entre autres).
Le téléchargement est ici

GoogleMaps c’est top

Ce matin 35,2 km sur le même parcours, toujours sans aucun problème. Mon rythme cardiaque était très bas (114 de moyenne) hier ça a du être un accident passager (je suis monté anormalement haut).
Pour me tracer des itinéraires j’utilise Google Maps et c’est vraiment très bien.
Pour l’instant je fais ce circuit (en fait de circuit c’est un aller-retour en ligne presque droite sur la N307)

Et ce week end je vais tester celui-là mais il faut que je vérifie avant si la N13 est pratiquable en vélo (l’avantage de la N307 c’est que sur une bonne partie de sa longueur elle a une piste cyclable).

Vélo suite

Ce matin 32 km avant d’aller au bureau, sensations super.
L’absence de chocs est vraiment étonnante, en descendant du vélo je réalise à quel point la course à pied peut être traumatisante, le cardiologue avait raison manifestement.
Autre découverte, moins sympa celle-là, du fait de la vitesse, les questions de températures se posent différemment. En vélo il fait plus vite froid (alors qu’en courant, pour avoir froid il faut vraiment qu’il caille beaucoup, ça ne m’est jamais arrivé).

Vélo premiers tests

Aujourd’hui sortie de 20km. C’est très peu, mais j’essaie de respecter une progression lente en vélo comme je l’ai fait pour la course à pied (j’ignore si c’est une bonne idée).
La prochaine fois, j’en ferais 30, la suivante 40 etc…

J’ai réalisé à cette occasion qu’il va falloir que je travaille un peu les itinéraires. J’ai commencé par essayer d’en tracer un avec Google Maps et pendant que je tirais des plans sur la comète, le terminal de Free dont je dépends (le DSLAM Bou78) a eu l’idée saugrenue de tomber en panne subitement, résultat, plus d’internet. Je suis donc parti un peu au pifomètre, heureusement le petit compteur que m’a installé Giant Corbeil m’a permis d’avoir une idée d’où j’en étais de mon mini-périple.

Mes 20 Kms m’ont pris un peu moins d’une heure, vraiment sans forcer (23,3 Km/h de moyenne, soit un poil plus vite qu’hier, et 47,2 de vitesse maxi). À l’arrivée j’étais en pleine forme, j’aurais pu sans souci en faire au moins le double.

Les sensations étaient bien meilleures, je suis à l’aise avec les chaussures automatiques qui me faisaient un brin flipper au départ. J’ai des Shimano R099 et des pédales Shimano 105 et le tout est vraiment d’une simplicité enfantine à utiliser. À ça il faut ajouter que les chaussures sont très confortables (enfin bon, pour ça je changerais peut-être d’avis lorsque j’en serais à des distances plus longues).

Toujours ces sensations curieuses, (mais agréables) totalement opposées à celles de la course à pied. D’un côté le rythme cardiaque peut monter très vite (je suis monté à 80% dans une longue côte) et de l’autre le fait d’être à des vitesses lentes et donc avec des mouvements lents lorsque je force (dans les cotes justement). C’est très étrange, tout comme l’est l’absence totale de choc.
Le cardiologue m’avait recommandé le vélo pour éviter les microtraumatismes, le moins qu’on puise dire est que c’est vrai, et dans des proportions étonnantes. Il y a un abysse entre le vélo et la course à pied sur ce plan.

Je n’ai pas eu le problème de gestion des rapports de pignons que j’ai rencontré hier. En fait c’est juste un coup à prendre (c’est un peu idiot comme remarque, mais cela fait des années que je ne suis pas monté sur un vélo et surtout je ne l’ai jamais fait à cette vitesse).

Ce n’est qu’une impression forcément superficielle vues les faibles distances parcourues, mais le Giant est très confortable. J’avais un peu peur de ça au départ, un vélo de course, c’est vraiment beaucoup plus raide et plus nerveux que la bicyclette des familles, mais, à l’usage, la position est mieux étudiée. Il me semble simplement que je suis un peu trop en appui sur les mains, mais c’est peut-être une bête question d’équilibre global (j’avais eu le même problème au début avec la Triumph).
Je sens que le vélo va me plaire.